7 mars 2009

Pushkar la ville sainte

La derniere ville de notre periple du Rajasthan est une ville sainte de 14 800 habitants. Ici l'on vient de tous les coins de l'Inde pour realiser un pelerinage. Il y a ici 400 temples situes autour du lac sacre. De plus Pushkar abrite l'un des rares temples dedies a Brahma le dieu createur. Nombre de visiteurs qui s'y attardent sont en quete de spiritualite; celui qui vous ecrit etait plutot en quete d'une bonne biere froide, mais sans succes puisque alcool, viande et oeufs sont a proscrire alors ici l'on vit une ascese bien malgre nous.
Il faut aussi mentionner que le lac sacre est entoure de 52 ghats ou les pelerins se baignent dans cette eau pour la purification de leur ame. Un ghat c'est un endroit ou l'on peu descendre les escaliers vers le lac un peu comme on l'a vu a Varanasi.


Il se peut que l'on veuille vous puirifier bien malgre vous. Notre guide de la ville de Pushkar a insiste pour que nous rencontrions un prete (un brahma) pour vivre la purification et ameliorer notre kharma. A notre arrive dans le temple Louise et moi avons ete mis en contact immediatement avec chacun un pretre. On nous a separe nous avons cru que les femmes devaient se rendre sur un cote et les hommes de l'autre. Alors la, tout va tres vite la purification ne peut attendre on nous verse de l'eau du lac sur les mains on nous place un point orange entre le deux yeux, on nous fait reciter un mantra pour le kharma de la famille, reciter le nom des enfants, des freres et soeurs avec des mots incomprehensibles que nous devons repeter apres le pretre. A un moment donne je commence a trouver ca un peu long et voila que le chat pour ne pas dire la vache sort du chapeau. On nous demande 30$ en euro, en americain en n'importe quoi pour sauver le lac sacre et les pauves de l'Inde. Je lui dis que je ne donnerais jamais un tel montant et qu'il y a des pauvres aussi au Canada mais entre temps Louise plus loin se fait servir la meme salade et son pretre filou ne veut pas qu'elle me parle, tout d'un coup qu'elle donnerait un 30$ et moi aussi, belle recolte.

Enfin, l'on reussit a se parler on sait que l'on veut nous harnaquer et finalement on leur dit que nous leur donnerons 2$ pour leur petite ceremonie, nous avions un 5$ canadien que nous leur avons donne. Nous l'avons regrette car 5 minutes plus tard ces deux filous etaient bien installes a lire le journal et a prendre le the dans une terrasse a notre sante je suppose: que Brahma les entendent.

Ce qui me frappe dans ce genre d'arnaque c'est la connivence des religieux dans cette affaire qui nous font voir le cote sacre de cette ville, mais laisse ces voleurs oeuvrer a leur guise dans les temples sacres. Selon notre guide il s'agissait de vrais pretres et ils sont tres riches parait-il. Ma spiritualite indienne en a prit un coup surtout quand je pense avoir ete prive de biere pendant 2 jours. Quel malheur!.

Les derniers jours

Nous sommes a Jaipur depuis quelques jours et nous nous reposons de ces 2 mois de voyage. Nous prenons l'avion d'ici pour nous rendre a Bombay et ensuite prendre l'avion pour Montreal; arrivee prevue mercredi le 11 mars a 18heures, mais nous ne savons pas encore dans quel etat nous serons a l'arrivee.

Que retenir de ces 2 mois. En bref, je dirais que les distances sont immenses a parcourir, on ne s'habitue pas toujours a cotoyer autant de monde, on peu le dire mais le vivre c'est tres special. Il n'y a pas plus d'arnaqueurs ici qu'ailleurs. Ils essaient et c'est bien legitime d'obetenir le meilleur prix : Come to my shop I have a good price for you, your are my first costumer today best price for you. Ca nous l'avons entendu a tous les jours il y a toujours un cousin, un frere qui a quelque chose a vous vendre.
Malgre la tres grande pauvrete jamais nous nous sommes sentis menaces ou en danger. Nous allons nous ennuyer de leur tres grande gentillesse et de leur cote affable et meme s'ils ne pos- sede pas beaucoup ils sont toujours prets a donner.

Nous avons eu la chance d'aller diner chez le proprio de l'agence de taxis que nous avions retenue et malgre la modestie des moyens bien visibles lorsque nous sommes entres chez lui il etait pret a tout donner d'autant que nous avions paye ses servives apres notre tour du Rajasthan; il n'etait pas oblige de nous recevoir dans sa famille. Ca je vais me souvenir longtemps de l'accueil dans sa famille.
Comme me disait un hollandais l'autre jour ici vous etes dans le train et tous veulent vous parler et si vous les aborder ils sont prets a vous aider mais dans nos pays lorsque l'on s'adresse a une personne en bus ou en train tout de suite la paranoia s'empare de la personne: Mais que me veut-il? Y-a-il un policier pas loin?
La ville la plus impressionante a ete pour nous certe Varanasis. Goa le plus decevante c'est a l'abandon rien de moins. Goa vit de sa reputation des annees soixante dix.
Enfin l'Inde on peu l'aimer un jour et le detester le lendemain c'est un monde de contrastes; il y a beaucoup de choses que l'on ne peut comprendre lors d'un premier sejour, difficile de dire a quelqu'un va en Inde tu vas aimer ca depend... Tout semble etre le desordre, mais tout fonctionne la conduite automobile est tout sauf comme chez nous, mais les accidents sont rares. Hier dans un taxi nous attendions a un feu rouge, tres rare ici d'attendre a un feu rouge ca semble optionnel ou encore decoratif bref je vois une pancarte indiquant ce qu'un conducteur doit respecter: defendu d'utiliser le cellulaire en conduisant, attacher la ceinture de securite, ne pas utiliser le klaxon (ca c'est une vrai farce on entend que ca de vrais compulsifs) en moto porter le casque (une chance que j'ai vu la pancarte car je croyais que ce n'etait pas obligatoire mais attention, seulement pour le conducteur les passagers n'ont pas besoin de casque et ils n'y a pas de limite de passagers sur une moto), aux bandes blanches pour pietons s'arreter laisser passer les pietons (aucun pieton ne se presenterait le bout du nez c'est une mort certaine et je n'exagere pas). Je dis au chauffeur: It's a joke or not. Il me repond: No it's the law but nobody care and the police neither.(C'est une farce ou non le taxi repond non c'est la loi mais personne ne s'en preoccupe, ni les policiers). En effet ici le pieton est une quantite negligable; on peu se faire renverser juste parce que nous etions en train de traverser la rue on avait juste a ne pas se trouver la. On fait plus attention aux vaches.
Il y en aurait beucoup a dire mais c'et juste un petit avant-gout. L'Inde c'est tout ca et bien d'autres choses que l'on cherche continuellement a comprendre.
Je vous laisse et j'espere que vous avez aime nous suivre. Pour moi ca ete un plaisir d'ecrire quand je le pouvais et j'espere vous revoir tres bientot.
A la prochaine
Louise et Gilles

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